Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 20:38

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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 13:39

Oubli numérique - ou la boucle est bouclée...

 

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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 13:57

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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 13:52

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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 13:50

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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 13:46

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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 09:59

 

Pas de place ! On circule, on ne s’arrête pas !

 

C’est ce qui me touche dans la question de la rénovation, du logement. C’est qu’au fond, on a beau bricoler, foudroyer, grignoter, il n’y a pas de place. Ou plutôt, on bricole, on foudroie, mais on ne fait pas place. Pas de place pour habiter, pas de place pour dire, pas de place pour vivre.

On a tout bouclé/ficelé. On vit en milieu clos. Un peu de rénovation, surtout pas de révolution. On tient tout sous pression.

 

C’est l’entêtement qui est le plus frappant. Ce refus envers et contre tout d’ouvrir les portes, de ménager des espaces, d’accepter d’entendre.

En attendant, on circule, on tourne en rond, on répète. C’est ce que j’ai fait. J’ai circulé en Seine-Saint-Denis pendant un an et demi, j’ai tourné dans les quartiers. Je continue – quoi d’autre ?

 

Je passe, je ne m’arrête pas, je ne parle pas vraiment aux gens – je ne parle pas non plus pour eux – de quel droit et au nom de qui ? Je vais là où on révol... euh rénove l’urbain. Autant dire les quartiers. Les cités. Ces espaces où la ville trébuche. Où elle enfle démesurément, s'élève, s'impose. Et s'effrite tout à la fois.

C’est très répétitif et je ne m’en lasse jamais – c’est sans doute que l'on est habitué à la répétition, à l’inutile ; limite, on s’y complaît ; enfin, de moins en moins.

Je me promène le jour, le matin. Avant 8h, pas pressés RER direction Paris. Jusque 8h30, mamans et enfants vite l’école. Grand silence jusque 10h. A 10h30, les guetteurs s’installent là où il y a du business. A leur tour d’observer et de quadriller le territoire. Chacun son boulot, chacun ses horaires.

 

*

 

J’ai vu Balzac se faire vider, évider, grignoter, trier. Il y a sans doute de bonnes raisons à cela. Mais ce grand vide.

 

L’évidement, l’informe, les sables mouvants. Ce qui me fascine finalement, c’est ce qui dans la structure faillit. Non pas tant la destruction elle-même, imposée de l’extérieur, forcée, que l’usure venue de l’intérieur, la faiblesse qui gagne le squelette, la faille qui finit par tout fissurer. Le béton usé comme un vieux chiffon, la façade ébréchée comme une vieille mug.

Jusqu’à la dévastation.

 

Jusqu’à vider l’image de toute substance, de tout appui et siphonner tout de l’intérieur – image, désir, sens. Car quand la chaussée se défait, tout se met à flotter dangereusement.

 

J’ai bien cru perdre pied à Montfermeil.

 

*

 

La figure centrale de ces images, c’est la barre bien sûr, la tour. La muette, l'aveugle. Silencieuse et digne, carcasse à moitié vide, habitée toujours, maladroite comme un naufrage. Les châteaux hantés jaillissent dans les trous lâches du tissu urbain.

 

Nos châteaux hantés, nos loups, notre frisson.

 

*

 

Je ne reporte pas, je ne rapporte pas. Je (me) disperse/rassemble. Je remets du liant dans ma perception (de la ville), j’élargis la carte, je désenclave. Et je retrace, tour après tour, une cartographie intime du marasme. Parcourir les quartiers, c’est se jouer des frontières mentales, déjouer ses propres fantasmes. Revenir à la carte primitive – laquelle ?

 

Pourquoi plus de trente ans après avoir quitté le Mont-Gaillard aura-t-il fallu que je me mette en quête des tours de ma ville ? Quelle cartographie intime préside à cette série faussement exhaustive, faussement documentaire ? Quel habiter primitif me lie intimement à ces blocs de béton aujourd'hui croulant ?

 

Le trou noir, l’instabilité de tout, la douceur éphémère ?

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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 15:18

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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 15:16

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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 13:54

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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 13:51

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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 17:36

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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 17:35

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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 17:32

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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 17:28

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Quelque chose s'achève. L'année 1968 semble si loin. Mais ce qui s'éloigne alors n'est pas ce qui en 1968 était le plus nouveau. Ce qui s'éloigne, c'est l'imaginaire politique – parfois même l'imagerie politique – du XXe siècle qui lui avait servi d'habillage.
(Le temps des émeutes, Alain Bertho)

 

 

 

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